Le plafonnement de la prestation médicale (PM) dans le TARDOC suscite des interrogations. De nombreux médecins se demandent s’ils pourront continuer de traiter tous leurs patients à l’avenir comme ils l’ont fait jusqu’à présent.
Il est important de rappeler que le plafonnement de la PM est la conséquence d’un mandat légal donné par le Parlement. La FMH s’est toujours opposée à ce projet lors des débats parlementaires. Elle continuera d’exprimer, à l’attention de la politique, que cette nouvelle micro-régulation charge une fois de plus les médecins et les démotive. Malgré ce rejet, elle a l’obligation, pour ses membres, de s’engager pour une mise en œuvre aussi compatible que possible avec la réalité du terrain. Il est ainsi possible d’y travailler et de poursuivre son développement dans le cadre des mises à jour annuelles du tarif. Sans concept des partenaires tarifaires, le Conseil fédéral doit fixer la mise en œuvre du plafonnement de la PM par une ordonnance rigide.
Avec les sociétés de discipline et les délégué-e-s tarifaires, la FMH agit à tous les niveaux pour que la mise en œuvre soit conçue de manière aussi compatible que possible avec la pratique des médecins de toutes les disciplines et qu’elle ne limite pas leurs activités principales.
Selon les informations actuelles, la majeure partie des médecins ne devrait pas atteindre, ni dépasser le plafonnement de la PM fixé sur une moyenne mensuelle. Lorsque certaines disciplines ou constellations de cabinets sont fortement touchées, la FMH s’engage pour des solutions spécifiques. En outre, elle demande au Conseil fédéral et aux partenaires tarifaires d’utiliser la totalité de la marge de manœuvre légale et de contribuer à des solutions mesurées.
Le concept a été validé par l’Assemblée des délégués, et les partenaires tarifaires l’ont remis au Conseil fédéral pour approbation, car il fait partie intégrante de la version tarifaire 2027. La procédure concrète de mise en œuvre est encore ouverte et sera définie durant les semaines et mois à venir, probablement dans le cadre du partenariat tarifaire.
Vous trouverez ci-dessous les questions fréquemment posées et leurs réponses concernant le plafonnement de la PM dans le TARDOC.
La FMH actualise continuellement ces informations.
Le plafonnement concerne la prestation médicale dans le TARDOC. Il s’agit de la part d’une position tarifaire correspondant à la prestation médicale (PM). La part relative à la prestation d’infrastructure et de personnel (PIP) des prestations tarifaires n’est pas concernée.
Le plafonnement de la PM est la conséquence d’un mandat légal donné par le Parlement après l’adoption d’un projet contre lequel la FMH s’est toujours opposée lors des débats parlementaires. Les partenaires tarifaires ont soumis un concept selon lequel une moyenne mensuelle est calculée par médecin exécutant. Quelques jours pris séparément au cours desquels la prestation médicale est plus élevée que le plafond défini ne se traduisent donc pas automatiquement par un dépassement. C’est la moyenne de tout un mois civil qui est déterminante ; c’est-à-dire la moyenne de toutes les journées de travail au cours desquelles la prestation médicale a été facturée à la charge de l’AOS, week-end compris.
Ce plafonnement relève d’une décision politique. En adoptant en 2025 le 2e volet de mesures visant à freiner la hausse des coûts dans la LAMal, le Conseil national et le Conseil des États ont décidé de charger le Conseil fédéral de modifier la structure tarifaire ambulatoire de manière à plafonner le volume de points facturable de la part médicale par journée de travail.
La FMH s’y était vigoureusement opposée lors des débats parlementaires. C’est également pour cette raison que la mesure a longtemps suscité la controverse ; le Conseil fédéral s’étant lui aussi prononcé contre cette disposition. Il aura finalement fallu une conférence de conciliation entre le Conseil national et le Conseil des États, qui s’est néanmoins prononcée en faveur du plafonnement de la PM. C’est ainsi que cette disposition a été définitivement adoptée par le Parlement.
Non, à aucun moment. La FMH s’est vigoureusement opposée au projet visant à inscrire le plafonnement dans la loi.
Cependant, une fois le mandat décidé par le Parlement, la question n’était plus de savoir si le plafonnement serait instauré, mais comment le mettre en œuvre. Le Conseil fédéral a enjoint aux partenaires tarifaires de présenter un concept de mise en œuvre. En l’absence de cette solution négociée, il aurait fixé le plafonnement de manière unilatérale par voie d’ordonnance.
Pour la FMH, une solution négociée par les partenaires tarifaires est préférable à une réglementation rigide imposée par voie d’ordonnance. Tant que cette réglementation reste entre les mains des partenaires tarifaires, elle peut être adaptée à la réalité du terrain et perfectionnée dans le cadre de la maintenance annuelle du tarif.
La FMH s’est toujours opposée à ce projet lors des débats parlementaires. Cependant, une fois le mandat décidé par le Parlement, la question n’était plus de savoir si le plafonnement serait instauré, mais comment le mettre en œuvre.
Le Conseil fédéral a enjoint aux partenaires tarifaires de présenter un concept de mise en œuvre. En l’absence de cette solution négociée, il aurait fixé le plafonnement de manière unilatérale par voie d’ordonnance. La FMH s’est impliquée dans la rédaction du concept afin d’exploiter la marge de manœuvre qui restait et d’agir dans le sens des médecins et en faveur des patients. L’objectif était de parvenir à une mise en œuvre acceptable et aussi proche que possible de la pratique, sans pour autant nuire à la médecine ambulatoire.
Le calcul du plafonnement repose sur les minutages révisés et sur les nouvelles règles de facturation applicables aux prestations à l’acte et au temps, élaborés par des experts médicaux au sein de groupes de travail spécialisés et remis en 2019 au Conseil fédéral pour approbation. Ils n’ont été approuvés qu’en 2025 dans le cadre de la révision tarifaire. La procédure annuelle de maintenance du tarif est donc très importante pour ajuster dans les meilleurs délais les prestations à l’acte et au temps qui ne sont plus appropriées.
Le plafonnement de la PM n’est pas calculé isolément pour chaque journée de travail, mais se réfère à une moyenne sur un mois civil. Cela signifie qu’une seule journée totalisant plus de 1577 points tarifaires attribués à la prestation médicale ne correspond pas automatiquement à un dépassement. La moyenne sur tout un mois civil doit être respectée, c’est-à-dire la moyenne sur toutes les journées de travail au cours desquelles la prestation médicale a été facturée à la charge de l’AOS, week-end compris.
Les modalités concrètes de sa mise en œuvre ne sont cependant pas encore définies. La manière de gérer un éventuel dépassement est notamment encore ouverte. Dès que de nouvelles informations seront disponibles, la FMH en informera ses membres et les organisations affiliées.
Lors des débats parlementaires et des négociations entre partenaires tarifaires, La FMH s’est systématiquement engagée pour que la prise en charge médicale des patients ne soit pas restreinte par des plafonds fixés de manière arbitraire.
Le calcul du plafonnement repose sur les minutages révisés et sur les nouvelles règles de facturation applicables aux prestations à l’acte et au temps, élaborés par des experts médicaux au sein de groupes de travail spécialisés et remis en 2019 au Conseil fédéral pour approbation. Ils n’ont été approuvés qu’en 2025 dans le cadre de la révision tarifaire. La procédure annuelle de maintenance du tarif est donc très importante pour ajuster dans les meilleurs délais les prestations à l’acte et au temps qui ne sont plus appropriées.
L’impact peut varier en fonction de la discipline et du cabinet médical. Selon l’évaluation de mfe (Médecins de famille et de l’enfance Suisse), le plafonnement de la PM ne devrait avoir qu’un impact très limité sur la pratique quotidienne des cabinets de médecine de famille et de l’enfance (cf. prise de position de mfe, le 3 juillet 2026). Conjointement avec les sociétés de discipline et les délégué-e-s tarifaires, la FMH analyse quelles spécialisations pourraient être particulièrement touchées, et en tient compte dans les négociations avec les partenaires tarifaires en vue de la mise en œuvre.
Les bases légales pour l’introduction du plafonnement de la prestation médicale dans le TARDOC ont été acceptées par le Parlement. La FMH s’est toujours opposée à ce projet lors des débats parlementaires. Ce n’est qu'une fois que le mandat légal a été adopté que la FMH s’est engagée auprès des partenaires tarifaires pour une mise en œuvre aussi compatible que possible avec la pratique. Sans concept des partenaires tarifaires, le Conseil fédéral aurait fixé la mise en œuvre du plafonnement de la PM par voie d’ordonnance.
Le concept de mise en œuvre a été validé par l’Assemblée des délégués, et les partenaires tarifaires l’ont remis début juin au Conseil fédéral pour approbation, car il fait partie intégrante de la version tarifaire 2027. S’il est approuvé, il entrerait en vigueur le 1er janvier 2027.
Sa mise en application concrète est encore ouverte. Il reste notamment à déterminer comment seraient gérés les éventuels dépassements. La FMH demande au Conseil fédéral et aux partenaires tarifaires d’exploiter au maximum la marge de manœuvre légale afin de garantir les soins ambulatoires. Le plafonnement de la PM ne doit pas conduire à une péjoration de la prise en charge des patients ni mettre les cabinets médicaux sous pression financière.
Dès que de nouvelles informations seront disponibles, la FMH en informera ses membres et les organisations affiliées.
Le calcul du plafonnement repose sur les minutages révisés et sur les nouvelles règles de facturation applicables aux prestations à l’acte et au temps, élaborés par des experts médicaux au sein de groupes de travail spécialisés et remis en 2019 au Conseil fédéral pour approbation. Ils n’ont été approuvés qu’en 2025 dans le cadre de la révision tarifaire. La procédure annuelle de maintenance du tarif est donc très importante pour ajuster dans les meilleurs délais les prestations à l’acte et au temps qui ne sont plus appropriées.
L’objectif est de parvenir à une mise en œuvre acceptable et aussi proche que possible de la pratique, sans pour autant nuire à la médecine ambulatoire.
Pour l’instant, il n’est pas encore possible de proposer une évaluation individuelle fiable à tous les cabinets médicaux. Veuillez vous renseigner directement auprès de votre centre de confiance ou de votre fournisseur de logiciel de cabinet médical (LCM). La FMH mettra prochainement à leur disposition les spécifications obligatoires permettant de reprendre les conditions d’évaluation dans leurs logiciels. Si vous disposez déjà de chiffres, nous vous recommandons de vérifier si toutes les conditions en vigueur ont bien été prises en compte.
La FMH est aussi en contact avec les centres de confiance et les prestataires informatiques afin que tous les médecins concernés puissent disposer au plus vite des analyses nécessaires pour évaluer leur propre situation.
Elle analyse également l’impact sur les différentes spécialisations en collaboration avec les sociétés de discipline et les délégué-e-s tarifaires. Dès que de nouvelles informations concernant l’approbation ou la mise en œuvre seront disponibles, la FMH en informera ses membres et les organisations affiliées.
Veuillez également vous référer à la question 13 « Qu’est-ce qui est considéré comme une journée de travail pour le calcul du plafonnement de la PM ? »
Selon le concept, le plafonnement de la PM s’applique par médecin exécutant, sur la base du numéro GLN individuel (et non celui d’un cabinet de groupe). Le numéro RCC ne joue aucun rôle. Sur la facture, chaque prestation doit donc être clairement associée au GLN de la personne qui l’a effectivement fournie.
Dans certains cabinets, plusieurs médecins facturent leurs prestations avec le même numéro GLN, par exemple dans le cadre d’un assistanat au cabinet. De ce fait, leurs prestations s’ajoutent lors du calcul du plafonnement de la PM donnant, par erreur, une prestation médicale trop élevée par numéro GLN. Ces cabinets sont invités à adapter leur facturation.
La mention du numéro GLN pour chaque prestation sur le formulaire de facturation est prévue à l’annexe H de la convention relative à la structure tarifaire globale (TARDOC et forfaits ambulatoires).
Selon le concept, le plafonnement de la PM s’applique par médecin exécutant, sur la base du numéro GLN individuel et non du numéro RCC. Sur la facture, chaque prestation doit donc être clairement associée au numéro GLN de la personne qui l’a effectivement fournie. Cela vaut également pour les médecins en formation, qui doivent disposer de leur propre numéro GLN pour fournir des prestations facturables. Pour l’obtenir, il suffit de se rendre sur la plateforme en ligne de Ref-Data.
Veuillez également vous référer à la question 11 « Comment le plafonnement s’applique-t-il dans les cabinets de groupe ? »
Selon le concept des partenaires tarifaires, le plafonnement de la PM est calculé sur la base du numéro GLN, sous la forme d’une moyenne mensuelle (mois civil) pour chaque médecin exécutant des prestations. Il est déterminé par la somme des points tarifaires de la prestation médicale (Pt PM) des positions TARDOC éligibles, divisée par le nombre de journées de travail effectives pendant le mois considéré.
Est réputée journée de travail, les journées au cours desquelles les positions facturées à la charge de l’assurance obligatoire des soins (AOS) contiennent une prestation médicale. Les samedis et dimanches sont comptabilisés.
Les prestations suivantes sont exclues du calcul de la somme des Pt PM : les suppléments pour les consultations pressantes et urgentes dans la pratique privée (AA.30), les rapports médicaux et les expertises (AA.25), les prestations relevant de forfaits ambulatoires et les prestations qui ne sont pas facturées à la charge de l’AOS (p. ex. à la charge des assurances complémentaires). Les journées au cours desquelles les médecins facturent des prestations des chapitres AA.25 ou AA.30 comptent néanmoins comme journées de travail.
Le taux d’activité inscrit dans un contrat de travail n’intervient pas directement dans le calcul du plafonnement de la PM. Ce qui est déterminant, ce sont les journées de travail effectives d’un mois civil, au cours desquelles des prestations médicales sont facturées à la charge de l’assurance obligatoire des soins (AOS) pour un numéro GLN déterminé.
La mise en application concrète est cependant encore ouverte. La question se pose notamment de savoir comment prendre en compte les différents modèles de travail à temps partiel et les structures particulières de cabinets médicaux. La FMH a identifié la nécessité de clarifier ce point et le fait valoir avec détermination auprès des partenaires tarifaires au titre de l’équilibre professionnel et de la sécurité des soins.
Veuillez également vous référer à la question 13 « Qu’est-ce qui est considéré comme une journée de travail pour le calcul du plafonnement de la PM ? »
D’après le concept, il est prévu que les assureurs s’en chargent, à l’instar de leur mandat légal pour le contrôle des factures. Les modalités concrètes de la mise en œuvre ne sont cependant pas encore définies.
La manière de gérer un éventuel dépassement est notamment encore ouverte. Ces questions devront être clarifiées au cours des prochaines étapes du processus.
La FMH demande au Conseil fédéral et aux partenaires tarifaires d’exploiter au maximum la marge de manœuvre légale afin de garantir les soins ambulatoires. Le plafonnement de la PM ne doit pas conduire à une péjoration de la prise en charge des patients ni mettre les cabinets médicaux sous pression financière.
Dès que de nouvelles informations seront disponibles, la FMH en informera ses membres et les organisations affiliées.
Dès que de nouvelles informations concernant l’approbation du concept ou sa mise en œuvre seront disponibles, la FMH en informera ses membres.
Veuillez également vous référer à la question 10 « En tant que médecin, comment savoir si le plafonnement par journée de travail est atteint ? »
La FMH actualise régulièrement ces informations.
Pour toute question technique concernant la structure tarifaire ambulatoire : [email protected]
Pour des questions relatives aux médias : [email protected]
Site de l’OFSP : Informations concernant le plafonnement du volume de points tarifaires facturable par journée de travail
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20.07.2026
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